Profil groupe 2

Synthèse de l’autoportrait
Groupe débutant le 20 septembre 2000La composition du groupe
Ce deuxième groupe est composé de douze personnes : sept (7) hommes et cinq (5) femmes, représentant douze milieux différents. Il est à noter que parmi ces dix personnes, deux femmes occupent des postes électifs, un homme est représentant régional FTQ. Les sept autres personnes occupent les postes de représentantes ou représentants syndicaux.

L’âge moyen est de 41 ans. Les extrêmes : 27 et 52 ans.

Les syndicats / les milieux représentés
Syndicat des employées et employés professionnels et de bureau (SEPB); Fédération interprovinciale des ouvriers en électricité (FIPOE); Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC); Conseil régional du Montréal métropolitain; représentant régional FTQ (syndicat d’origine – SCEP); Association internationale des machinistes (AIMTA); Union des employés et employés de service (UES 800); Syndicat canadien de la fonctio publique (SCFP); Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP); Syndicat québécois des employés et employées de service (SQEES 298); Fraternité nationale des charpentiers menuisiers (local 9); Association internationale des travailleurs du métal en feuille.

Les tâches et les responsabilités
Nous avons regroupé les différentes tâches et responsabilités qui incombent aux personnes inscrites en dix-sept (17) éléments :

la mise en œuvre de décisions ou de pistes de solutions;
l’animation ou la présidence d’assemblées :
la gestion des ressources humaines et financières;
le recrutement de nouveaux membres;
le service aux membres;
représentation : griefs; arbitrages; dossiers en santé et sécurité du travail;
la négociation des conventions collectives;
la représentation régionale;
le travail de conseil auprès des sections locales ou des syndicats affiliés;
le placement;
membre de la CLP;
présidence du comité de santé sécurité et des lois sociales;
visites des chantiers;
vérification des travaux et des certificats.

Le nombre d’années au service du syndicat, du conseil régional, de la FTQ
La moyenne d’années de service comme employé permanent d’un syndicat, conseil, fédération ou à un poste électif est d’un peu plus de 8 années. Il faut cependant tenir compte des extrêmes : 1 semaine à 17 ans.

Le militantisme syndical
Les personnes inscrites ont toutes travaillé dans les milieux de travail comme membres de la base et ont occupé divers postes électifs ou non au sein de leur syndicat respectif ou de conseil régional. La moyenne d’années de militantisme avant d’avoir un poste à plein temps se situe autour de douze. Les extrêmes sont moins prononcés que pour les années au service d’un syndicat, d’un conseil régional ou de la FTQ.

La scolarité
La très grande majorité des personnes inscrites ont suivi des études post-secondaires. Que ce soit dans une école de métier, au cégep (général ou technique) ou à l’université (certificat ou baccalauréat).

La formation professionnelle en cours d’emploi
Six personnes sur douze ont suivi une formation professionnelle en cours d’emploi. Les sujets : la vente ; l’intervention multi-culturelle; l’animation de petits groupes; l’informatique (Windows, Word, Internet); formation relative au métier; SIMDUT (Système d’identification des matières dangereuses); TMD (Transport des matières dangereuses); PAT (Programme d’aide aux travailleuses et aux travailleurs de la construction et leur famille).

La formation syndicale donnée
Cinq personnes sur dix ont suivi une formation de formateurs. Les cours donnés sont les suivants :

Mon syndicat
La, le délégué syndical
Dossier du grief à l’arbitrage
Le rôle de la ou du délégué pendant la période de négociations
La négociation collective
La santé sécurité (cours de base)
L’enquête d’accident
Le comité de santé sécurité
Le représentant à la prévention
Les écrans cathodiques
Le congé maternité
Les procédures d’assemblées
L’assurance-chômage
Comment s’organiser pour gagner du temps
Conditions de travail des femmes
Prendre en main sa retraite

La formation syndicale suivie
Nous avons à faire avec des personnes qui ont profité de la formation offerte par leur syndicat respectif ou un conseil régional (cours de base), par la FTQ (formation spécialisée) et par le Fonds de solidarité.

Les cours de base (tous suivi avant l’emploi ou le poste électif)

Mon syndicat
La, le délégué syndical
Dossier du grief à l’arbitrage
Le rôle de la ou du délégué pendant la période de négociations
La négociation collective
La santé sécurité (cours de base)
Le congé maternité
Les procédures d’assemblées
L’assurance-chômage
Comment s’organiser pour gagner du temps
Conditions de travail des femmes
Prendre en main sa retraite
Réclamation à la CSST
La, le délégué social
La sécurité du revenu
Le représentant à la prévention
Le comité de santé sécurité
L’enquête d’accident
Le dossier d’appel
Réviseur

La formation avancée (suivi après l’emploi)
Trois personnes ont suivi de la formation syndicale après avoir été embauchées comme conseiller ou conseillère. Ce sont des cours offerts par la FTQ en formation avancée ou par le Fonds de solidarité.

Bruit en milieu de travail
Règles de preuve et de procédure
Négociation et administration d’un régime de retraite
Développement socio- économique régional
Évaluation des emplois
Plaideurs
Négociation raisonnée
Gestion participative
Leadership
Formation économique – Fonds de solidarité
Formation pour les administrateurs des SOLIDES et des Fonds régionaux.

La formation n’ayant aucun lien avec le travail
Environ le tiers des personnes ont répondu suivre ou avoir suivi des cours n’ayant aucun lien avec le syndicalisme. Les domaines d’intérêts : le chant, le théâtre, l’équitation, l’aquarelle, l’espagnol, la peinture et la poterie; la guitare; la menuiserie; la mécanique.

La formation en résumé
Nous pouvons dire que nous avons à faire avec un groupe assez scolarisé (la majorité ayant terminé des études post-secondaires) et formé par le mouvement syndical. Le Collège devrait donc présenter un défi intéressant et un «moment» de ressourcement puisque sept personnes sur dix ont pu bénéficier de formation professionnelle ou syndicale une fois à l’emploi ou à un poste électif du syndicat, du conseil régional ou de la FTQ.

Les habiletés linguistiques et technologiques

La langue
Le groupe semble avoir plus de facilité à parler en public que d’écrire un texte. Cependant, aucune personne n’a répondu ne pas être du tout à l’aise pour l’écriture.

La presque totalité du groupe (10 sur 12) ne parle, ne lit ou n’écrit l’anglais

La technologie
Seulement le tiers du groupe ne possède aucune expérience sur ordinateur (jamais ouvert). Très peu de personnes en ont un personnel (4) mais les deux tiers disposent d’un ordinateur dans le cadre de leur travail. Comment les participantes et les participants ont-ils jugé leur capacité à utiliser un ordinateur? La plupart disent se débrouiller (6), une se considère assez habile une se sent angoissée et les autres se déclarent nulles ou nuls. Comment aiment-ils travailler sur ordinateur? Cinq, beaucoup, deux parce qu’il faut bien être de son temps, trois pas du tout et une personne, un peu.

Les logiciels utilisés
Pour le traitement de texte, le plus utilisé, quand il l’est : Word. Les chiffriers le sont rarement, les bases de données et les logiciels de présentation, jamais.

Internet
Deux personnes utilisent souvent l’Internet. Les autres ne l’utilisent que rarement ou jamais ou encore en sont incapables.

Les sites Web
Huit syndicats ont leur propre site Web. Les personnes de ces syndicats l’ont déjà visité mais seulement une d’entre elles y retourne souvent. Les sept autres rarement ou jamais.

Résumé sur les habiletés informatiques
Comme pour le premier groupe, l’utilisation quotidienne de l’informatique dans le cadre de leur travail est plutôt rare pour les personnes de ce deuxième groupe.

Dans son ensemble le groupe n’a donc pas de préjugés face à l’informatique, d’autant plus que 6 personnes sur 10 ont inscrit dans leurs attentes ou les points à améliorer de meilleures connaissances en informatique.

Les conférences téléphoniques
Les deux tiers des personnes (8 sur 12) a déjà utilisé la conférence téléphonique, deux jamais. Sur ces huit personnes, cinq l’ont utilisé 1 à 5 fois; deux de 5 à 9 fois et une de 10 à 14 fois.

L’utilisation de la conférence téléphonique est moyennement aimée.

Les statistiques
Huit personnes sur douze ont à travailler avec des données statistiques : une, très souvent; quatre, souvent; trois rarement.

La plupart considèrent bonnes à moyennes leurs habiletés à interpréter les données statistiques et six d’entre elles aimeraient beaucoup à moyennement améliorer leurs connaissances et leurs habiletés.

Résumé conférences téléphoniques et statistiques
Même si le groupe aime plus ou moins utiliser la conférence téléphonique et que les statistiques ne font pas partie d’outil de travail privilégié, aucune personne n’a laissé percer de préjugés face à ces outils de travail.

Les attentes du groupe

Pour l’amélioration des connaissances
Amélioration des connaissances générales
En informatique
Techniques syndicales
Milieu socio-économique
Analyse syndicale de la mondialisation
Situer le mouvement syndical et analyser cette situation
Les types de négociations et le choix du modèle approprié
Compréhension de textes
Compréhension de notre environnement externe
Vision plus globale de nos actions syndicales et capacité de les analyser
Gestion du temps
Au niveau légal
Meilleure compréhension des changements économiques et technologiques
Sur l’histoire du syndicalisme

Pour l’action
Avoir des outils pour agir dans le respect des valeurs syndicales
Partages et échanges
Adoption de nouvelles stratégies face aux employeurs
Que faire pour implanter le syndicalisme dans tous les secteurs économiques
Cerner les besoins et trouver des pistes de solutions
Acquérir une plus grande confiance
Au niveau des nouveaux enjeux : mondialisation et nouvelles formes de travail

Le Collège est aussi, pour la plupart des participantes et des participants un moment d’arrêt, de réflexion et de ressourcement. Elles et ils s’attendent aussi à s’ouvrir l’esprit à d’autres façons de faire.

Ce que les participantes et les participants aimeraient améliorer
L’utilisation de l’informatique revient très souvent. La compréhension de textes et la capacité de recherche et de rédiger des textes sont des améliorations souvent citées. De plus, avoir un meilleur contrôle lors d’interventions en public; acquérir des méthodes d’écriture; avoir de meilleures connaissances en relations de travail.

La plupart du temps, les points à améliorer reviennent dans les attentes.

Les difficultés anticipées
Peu d’expérience, donc certaines difficultés à suivre
Se réhabituer à la recherche et aux devoirs
Au niveau de la garde des enfants, compte tenu de l’horaire
De ne pas être à la hauteur des connaissances et des apprentissages des autres participants
Le retour aux études
La méconnaissance en informatique
Au niveau d’obligations familiales – longues distances à parcourir
Obligations professionnelles – achat de succursales – assemblée syndicale
Le côté scientifique du Collège

Conclusion
La dynamique de ce deuxième groupe sera très différente du premier. Dans un premier temps, à cause du nombre de personnes. Les échanges et les partages impliquant moins de personnes, ils seront moins nombreux. Cependant, l’encadrement individuel en sera facilité.

Deuxièmement, deux personnes sur dix ont des postes électifs et ont comme tâche de gérer les ressources humaines et financières en plus des réflexions sur l’ensemble des questions syndicales.

Troisièmement, le nombre de femmes et d’hommes est égal. Si l’on croit que les femmes abordent la réalité différemment des hommes, les échanges, les points de vue sur les façons de faire seront fort enrichissantes et nous risquons d’assister à de beaux débats.

La lecture et l’analyse des autoportraits individuels ont permis de constater une volonté de s’ouvrir à de nouvelles connaissances et façons de faire. En ce sens, le Collège sera pour ces participantes et ces participants une occasion en or de prendre du recul, de faire le point et de bénéficier d’un ressourcement si essentiel dans le travail syndical.