Profil du groupe 7

LE COLLÈGE FTQ-FONDS
Synthèse de l’autoportrait
Hiver 2003

La composition du groupe
Le septième groupe participant au Collège FTQ-FONDS est composé de 14 personnes, dont trois femmes et 11 hommes. Âgés de 29 à 56 ans, (8 participantes et participants ont entre 43 et 46 ans) les membres de ce groupe ont en moyenne 44 ans. La majorité (7 hommes et 2 femmes) sont des parents qui ont en moyenne deux enfants. L’âge médian des enfants est de 20 ans : 9 enfants ont 20 ans et plus, 6 enfants ont entre 11 et 19 ans et 2 enfants ont moins de 10 ans. Ce collège a la particularité de recevoir deux personnes qui ne sont pas nées au Canada et qui viennent respectivement du Maroc et du Burkina Faso.

Actifs dans des milieux très diversifiés, 9 personnes sont conseillers ou conseillères principalement dans un syndicat mais aussi dans un conseil régional et à la FTQ. Les 5 autres personnes sont élues soit à la présidence soit à la vice-présidence de leur syndicat ou d’une section locale.

Les syndicats représentés
Le groupe compte 4 personnes provenant du secteur des services publics (société para- gouvernementale, organismes du réseau de la santé et des services sociaux) : deux sont conseillers au Syndicat québécois des employés et employées de service (SQEES – SL 298), un provient de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et un autre provient du Syndicat des employés et employées professionnel-les de bureau (SEPB). L’industrie de la construction est très bien représentée avec 4 participants provenant soit de la Fraternité inter-provinciale des ouvriers en électricité (FIPOE) soit de l’Association des manœuvres inter-provinciaux (AMI). Le secteur industriel est également représenté par 4 personnes provenant du Syndicat canadien de l’énergie et du papier (SCEP) qui en a envoyé deux, du Syndicat du vêtement, textile et autres industries (SVTI) et de l’Alliance de la fonction publique du Canada. Enfin les 2 autres personnes proviennent des structures de la FTQ, soit un conseiller régional et une permanente du Conseil régional FTQ du Montréal métropolitain.

Les tâches et les responsabilités
Les tâches et responsabilités reliées à leur travail syndical sont très diversifiées. Elles sont indiquées par ordre d’importance selon le nombre de mentions :
• Offrir des services et des conseils aux membres (12);
• Mener les diverses négociations (10);
• Formation des membres (9);
• Présider des assemblées (9);
• S’occuper du recrutement de nouveaux membres (7);
• S’occuper des dossiers à la CSST (7);
• Plaider les dossiers griefs et arbitrage;
• Soutenir les instances : Congrès, assemblée générale, Bureau de direction, Comités de travail;
• Dossier assurance emploi et dossier Conseil Construction du Québec;
• Placement et rencontres employeurs;
• Développement socio-économique;

L’expérience syndicale des participants
Près de la moitié des participants et participantes à cette session sont relativement nouveaux avec 3 ans et moins d’expérience (6); quelques-uns ont par contre une très vaste expérience dans leur poste avec une ancienneté de 10 ans et plus. Quatre personnes ont entre 5 et 7 ans d’ancienneté. L’ancienneté médiane s’élève donc à 5½ ans. Une seule personne a déjà été employée par un autre syndicat avant d’occuper son poste actuel.

Toutefois, la plupart des participantes et participants, à l’exception de 2, ont une large expérience de militantisme syndical. En effet, 11 d’entre eux ont plus de 10 ans de militantisme à leur actif au sein de leurs organisations locales et régionales et la moyenne s’élève à 15 ans. Au cours de ces années, la plupart ont occupé des postes tels celui de président ou vice-président de section locale, président provincial ou directeur régional. Ils ont été délégués, formateurs, agents de grief ou représentants dans divers comités (santé et sécurité, négociations et club social).

La formation

La scolarité
Au niveau de la formation scolaire, tous les participants et participantes ont complété le cours secondaire. Quatre personnes ont suivi une formation de métier dont trois en électricité et un en cuisine. Une personne a obtenu un diplôme technique en diététique. Six personnes ont fait des études universitaires et quatre d’entre elles ont obtenu des certificats (santé et sécurité du travail, gestion des ressources humaines, gestion de documents, relations industrielles). Le groupe compte également trois bacheliers en arts, histoire et génie civil.

Sept personnes ont continué leur formation en cours d’emploi. Elles se sont intéressées au combat d’incendie, au leadership organisationnel, à la fibre optique, aux automates programmables, à l’inspection aéronautique, à la gestion de l’agressivité, à l’informatique et éléments de programmation, à la gérontologie et à la formation comme technicien ambulancier.

Les formations suivies dans les syndicats
De façon très générale, les participantes et participants ont tous profité d’une vaste gamme de cours offerts par les syndicats ou par la FTQ. En moyenne les participantes et participants ont suivi 6,5 formations syndicales. La majorité des formations portent soit sur la santé et la sécurité du travail soit sur les rôles syndicaux reliés à l’administration de la convention collective.

Cours suivis :
• La santé sécurité (cours de base) (10).
• La, le délégué syndical (9).
• Dossier du grief à l’arbitrage (6)
• Négociation (5)
• Délégués sociaux (5 ).
• Révision CSST (4)
• Formateur (4).
• Équité en emploi (4).
• Retraite (3)
• Règles preuves et procédures (3).
• Plaideur à la CSST (3).
• Leadership des dirigeants et dirigeantes syndicales (3)
• Les droits de la personne (3)
• Assurance emploi (2)
• Réclamation à la CSST (2).
• Les procédures d’assemblées (2).
• Avantages sociaux (2)
• Représentant locaux pour le Fonds (2)
• Perfectionnement pour les formatrices (2)
• Évaluation des tâches (2)
• Développement socio-économique
• Communication

Six personnes ont suivi la formation pour devenir formateur ou formatrice syndicale. De celles-ci, 5 ont déjà donné des formations, dont 2 personnes au cours de la dernière année.

Formation personnelle
Les cours ou ateliers suivis en dehors du cadre professionnel par 9 des participants révèlent les loisirs et les passions qui peuvent animer nos participants : Qi Gong (médecine chinoise), aérobie, italien, espagnol, poterie, communication parents/enfants, danse sociale, anthropologie, soudage, théâtre, relations humaines, croissance personnelle, dessinateur cartographe, barman et peinture.

Anciens emplois des participants
Les métiers et emplois occupés par les participants avant d’être plongés dans la vie syndicale sont extrêmement diversifiés. Ils étaient aide pressier, analyste, technicienne diététique, journalier, superviseure à la répartition, adjoint à la recherche et développement, électricien, agent de marketing, inspecteur en construction, opérateur technicien, manœuvre et préposé aux bénéficiaires. Ils oeuvraient donc dans les secteurs des services aux entreprises, de la santé et des services sociaux, des pâtes et papier, du transport des passagers, des nouvelles technologies, de la vente, de la construction, de l’industrie et de la pétrochimie.

Presque tous proviennent de grosses entreprises : six étaient employés par une entreprise de 100 à 499 travailleurs et 4, par des compagnies de plus de 500 employés. Seulement une personne a répondu que son entreprise comptait moins de 10 employés. Deux personnes n’ont pas répondu à la question.

Habiletés de communication et technologique

Les langues
Les participantes et participants du groupe 7 ne semblent pas avoir l’habitude de s’exprimer en public. Seulement une personne le fait tous les jours et 6 autres quelques fois par semaine. 6 autres personnes ne s’adressent à des groupes que quelques fois par années et une personne presque jamais. La plupart se disent par contre très à l’aise pour parler en public (8), tandis que 6 autres s’estiment plus ou moins à l’aise. La pratique de l’écriture semble aussi courante que l’expression en public. Aucune personne ne se dit inconfortable et les 9 participantes et participants sont plus ou moins à l’aise pour écrire et au moins 5 personnes se disent très à l’aise pour écrire.

L’anglais pose par contre un défi très grand pour la grande majorité des participantes et participants. Deux personnes sont parfaitement bilingues, trois se débrouillent et les huit autres ne le parlent pas du tout. La lecture de textes n’est pas plus facile pour la majorité des membres de ce groupe. L’anglais écrit n’est maîtrisé que par les 2 participants qui sont bilingues.

Deux membres du groupe parlent une autre langue que le français ou l’anglais. L’un a pour langue maternelle l’arabe et l’autre parle trois langues africaines : le mooré, lielé et le dioula.

Les ordinateurs
Le présent groupe est assez familier avec les ordinateurs, car 12 participantes et participants sur 14 en ont un à la maison et 8 d’entre eux ont un ordinateur personnel au travail. Par contre le niveau d’utilisation et la capacité de maîtrise des ordinateurs sont très variables.

D’un côté, il y a ceux qui utilisent quotidiennement l’ordinateur (7). De ceux-ci, 6 se débrouillent et un l’utilise sans difficulté. Leurs sentiments face à l’informatique sont variables. De leur côté, ceux qui s’estiment moins à l’aise avec les ordinateurs les utilisent tout de même assez fréquemment (3 quelques fois semaine, 3 rarement et 1 jamais). De ces derniers, 5 angoissent devant un écran cathodique et 2 se disent nuls. Eux aussi ont une appréciation variable des ordinateurs.

Les logiciels les plus utilisés sont ceux de traitement de textes (9). Les chiffriers, les bases de données et les logiciels de présentation sont rarement utilisés.

On utilise l’ordinateur principalement pour l’Internet et le courrier électronique (10), pour écrire des textes (8), pour entrer des données (7), comme agenda ou carnet d’adresses (4) et pour le paiement de factures.

Internet
La recherche sur Internet n’est une pratique courante que pour 3 personnes, les autres ne l’utilisant que rarement (6) ou jamais (3). La capacité à se retrouver sur Internet est en général assez limitée : 5 participantes et participants se déclarent incapable d’utiliser Internet par manque de connaissance, 5 autres se disent peu efficaces. Seulement une personne se dit très efficace pour naviguer sur le net et 2 se disent moyens.

Conférences téléphoniques
La majorité des participants déclarent être indifférents aux conférences téléphoniques ou aiment peu cet outil. Toutefois cette pratique semble assez courante, car 9 participantes et participants l’utilisent soit de 1 à 4 fois par années soit de 10 à 15 fois (7 et 2).

Statistiques
L’engouement pour les statistiques ne semble pas être une caractéristique de ce groupe ! Une seule personne les utilise assez souvent, les autres ne leur touchant que quelques fois par année ou jamais. En général le groupe semble assez à l’aise avec les tableaux statistiques. 3 personnes se disent bonnes, 6 moyennes, 4 faibles et une se croit nulle.

Perceptions et attentes

Les forces
Les participants et les participantes ont pour la plupart exposé ce qu’ils estiment être leurs forces. Les qualités qui ressortent sont très diversifiées mais très complémentaires :

 L’écoute, la communication et l’échange.
 Aimer « travailler avec le monde », esprit d’équipe, entregent
 Patience
 Capacité de négociation, de conciliation, de faire des compromis, de faire des relations du travail
 Leadership, capacité de rassembler les gens, de convaincre et d’organiser
 Ouverture au changement et capacité de s’y adapter pour agir vite, originalité
 Capacité et intérêt pour apprendre, curiosité, mémoire, concentration, analyse, esprit logique
 Désir d’aider, de rendre service et de défendre ceux qui en ont besoin
 Persévérance
 Franchise
 Sens des responsabilités

Ce qu’on veut améliorer au Collège
La majorité des participants et des participantes viennent au Collège principalement pour améliorer leurs connaissances, mieux comprendre le monde dans lequel on vit et mieux saisir les enjeux qui confrontent le mouvement syndical, élargir leurs horizons, connaître d’autres façons de penser et d’agir.

On cherche aussi à améliorer nos méthodes de travail pour mieux s’organiser, se structurer, planifier. Certains veulent apprendre à travailler avec un ordinateur et plus généralement apprendre à utiliser les technologies.

Certains souhaitent également améliorer leur capacité personnelle à transmettre des connaissances, à communiquer, à écouter ; on veut aussi retrouver la fougue des débuts ou apprendre à garder son sang-froid.

Les attentes face au Collège
Au plan des connaissances théoriques
Bien que la plupart des gens veuillent améliorer leurs connaissances, ils et elles sont peu précis quant à ce qu’ils souhaitent apprendre. On mentionne toutefois la mondialisation et ses impacts, les rouages de l’économie et ses transformations (la nouvelle économie, les fusions, le travail autonome), la connaissance des diverses écoles de pensée et des autres modèles de société. On veut aussi en savoir plus sur les lois du travail et en particulier sur le Code du travail. Enfin, plusieurs sont curieux de mieux connaître le rôle, l’histoire, les structures nationales et internationales des syndicats. Bref, on veut à la fois mieux connaître nos organisations syndicales et s’ouvrir à ce qu’on ne connaît pas.

Au plan des habiletés pratiques
Les participants et les participantes ont mentionné de nombreuses attentes à ce chapitre. Dans l’ensemble, ils et elles s’attendent à développer des habiletés en informatique, en communication, dans l’organisation de leur travail, en « leadership » et en négociation. En informatique, on souhaite se mettre à jour ou se familiariser avec des logiciels comme le traitement de texte en particulier pour produire des communiqués, journaux, etc. On souhaite aussi connaître Internet. En communication, les attentes sont variées : on veut améliorer l’aisance pour parler en public, la capacité d’écrire des textes et les relations publiques. Au plan de l’organisation du travail on veut apprendre à planifier, à se structurer, à faire de meilleures analyses et à mieux cerner des problèmes, à prendre des notes, à se familiariser avec des méthodes de recherche. On souhaite aussi apprendre à gérer un syndicat, à prendre des décisions politiques, à structurer une assemblée, à animer une rencontre de groupe, à organiser une mobilisation ou une grève. Enfin, deux personnes ont mentionné qu’elles souhaitaient pouvoir faire de meilleures négociations et apprendre à monter une convention collective.

Au plan des habiletés personnelles
Il y a des recoupements entre les attentes au plan des habiletés pratiques et des habiletés personnelles : cela apparaît surtout en communication, un domaine où l’on doit combiner attitudes et outils techniques pour en améliorer la qualité. On souhaite développer l’écoute, les relations humaines, la communication interpersonnelle. Certains mentionnent qu’ils souhaitent apprendre à gérer leur temps et leur stress, à garder leur sang-froid, à gérer leur émotivité. D’autres veulent développer leur confiance en soi, leur talent de leadership, leur capacité de faire de la mobilisation, de transmettre leurs valeurs et leurs connaissances.

Les difficultés
La majorité des participants et participantes n’ont pas répondu à cette question. Les quelques personnes qui ont répondu ont dit appréhender l’informatique ou la rédaction de textes. Une personne a mentionné qu’elle doutait de sa capacité à suivre une formation de grande envergure.

Conclusion
Ce groupe de 14 personnes est fortement composé d’hommes. Il compte trois femmes. Deux participants ne sont pas nés au Canada. Les deux tiers des participants sont dans la quarantaine. Ce groupe provient principalement du secteur privé; le secteur de la construction y est fortement représenté avec presque le tiers des participants et participantes. Cinq syndicats ont envoyé respectivement deux personnes. Presque la moitié du groupe a peu d’expérience au poste actuel. Cependant, 11 personnes sur 14 ont 10 ans et plus d’expérience militante à leur actif. D’ailleurs, ils et elles ont tous suivi des cours de formation syndicale de base.

Dans l’ensemble, le groupe est à l’aise avec l’expression orale et moins avec l’expression écrite. Plus de la moitié du groupe connaît l’informatique et quelques personnes sont assez expérimentées. Par contre, certains n’ont jamais ouvert un ordinateur et craignent avoir des difficultés à l’apprivoiser.

Dans l’ensemble, les participants et les participantes ont une évaluation positive de leurs forces qui ont sans nul doute contribué à ce qu’ils occupent une fonction syndicale : écoute, leadership, patience, entregent… Ils et elles veulent améliorer leurs connaissances et s’attendent à ce que le Collège leur offre la possibilité de développer leurs habiletés en informatique, en communication, dans leurs méthodes de travail et en leadership.