Profil du groupe 4

LE COLLÈGE FTQ-FONDS
Synthèse (préliminaire) de l’autoportrait
Hiver 2002

La composition du groupe
Le quatrième groupe participant au collège FTQ-FONDS est composé de 12 personnes, dont 3 femmes et 9 hommes. Âgés de 34 à 55 ans, (7/10 dans la quarantaine) avec une moyenne de 45 ans, les participants et participantes de ce groupe sont tous des parents ayant en moyenne 2 enfants.

Actifs dans des milieux très diversifiés, ils sont pour la plupart conseiller ou conseillère syndicale (6/10) (appelés conseiller, représentant ou agent d’affaires selon les syndicats). On retrouve aussi, deux élus, dont un dirigeant et un conseiller (compté plus haut), une éducatrice syndicale contractuelle, un conseiller en santé et sécurité au travail et une conseillère régionale. Plus de 8 syndicats sont représentés dans ce groupe.

Syndicats représentés
Il y a 5 représentants du secteur public : 2 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), 2 du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes et 1 du Syndicat québécois des employées et employés de services (SQEES). Il y a aussi 3 syndicats du secteur industriel qui y sont représentés : les Métallos, le Syndicat canadien des communications de l’énergie et du papier (SCEP) et l’Association internationale des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA).Un participant provient d’un syndicat présent dans le secteur des services privés, l’Union des employé et employées de service, local 800. Le milieu de la construction est représenté par la Fédération interprovinciale des ouvriers en électricité (FIPOE). Enfin, deux personnes sont conseiller et conseillère en région pour la FTQ.

Les tâches et responsabilités
Bien qu’ils occupent presque tous le même poste, les tâches et responsabilités reliées au travail de conseiller syndical sont très diversifiées. Elle sont indiquées par ordre d’importance selon le nombre de mentions :
• Offrir des services et des conseils aux membres (9)
• Monter et plaider les dossiers pour les griefs et les arbitrages (6)
• Présider des assemblées (6)
• S’occuper de la formation des membres (6)
• S’occuper des dossiers à la CSST (5)
• S’occuper du recrutement de nouveaux membres (5)
• Mener les diverses négociations (5)
• Faire de la prévention
• Placement de travailleurs
• Mobilisation et concertation
• S’occuper des délégués sociaux
• Traiter des dossiers politiques

L’expérience syndicale des participants
Les participants et participantes à cette session occupent leur poste permanent depuis une période relativement courte. Un participant vient tout juste d’intégrer son poste, alors que 3 autres ne sont permanents au sein de leur syndicat que depuis moins de 3 ans. Par ailleurs, 2 participants bénéficient d’une expérience longue de plus de 9 ans. La moyenne d’ancienneté au poste actuel est de 5 ans.

Si deux participants proviennent d’autres secteurs que la base des membres syndicaux, les 8 autres ont d’une longue histoire de militantisme. En effet, ils ont été actifs en moyenne pendant 11 ans au sein de leurs organisations locales et régionales avant d’obtenir leur poste permanent (de 5 à 20 ans). Au cours de ces années, la plupart ont occupé des postes électifs tels que président ou vice-président de section et secrétaire. Ils ont été délégués, représentants dans un conseil régional ou dans divers comités (communication, griefs, relations publiques, négociations et sportif). Seulement 2 d’entre eux ont travaillé pour un autre syndicat que celui qui les engage actuellement. Au total, leur expérience comme travailleurs permanents dans un syndicat est de 10 ans.

Formations suivies dans les syndicats
De façon très générale, les participants ont tous profité d’une vaste gamme de cours offerts par les syndicats ou par la FTQ. En moyenne les participantes et participants ont suivi 5 formations syndicales.

Cours suivis :
• La, le délégué syndical (6)
• La santé sécurité (cours de base) (5)
• Formateur (5)
• Équité salariale (4)
• Règles preuves et procédures (3)
• Plaideur à la CSST (3)
• Dossier du grief à l’arbitrage (2)
• Réclamation à la CSST (2)
• Les procédures d’assemblées (2)
• Communication (2)
• Délégués sociaux (2)
• Comment s’organiser pour gagner du temps
• Média. Négociations
• Perfectionnement des délégués sociaux
• Négociation de la formation
• La négociation raisonnée
• Retraite
• Les matières dangereuses
• Leadership
• Les droits de la personne

Sept personnes ont suivi la formation pour devenir formateur ou formatrice syndicale. De ceux-ci, 6 ont déjà donné des formations, dont 4 personnes au cours de la dernière année.

Scolarité et anciens emplois des participants
Les personnes inscrites, à l’exception de 2, ont toutes une formation post-secondaire. Quatre ont fait l’école des métiers tandis qu’une autre a une formation professionnelle collégiale. Trois des participants et participantes ont suivi des cours universitaires et ont obtenu un ou des diplômes (dont une participante avec maîtrise).

Les métiers et emplois occupés par les participants avant d’être plongés dans la vie syndicale sont extrêmement diversifiés. Ils étaient typographe, monteur de ligne, mécanicien, commis, journalier, caissière, commis aux prêts, électricien soudeur, facteur motorisé et responsable d’un centre communautaire.

Leurs milieux de travail étaient aussi très différents. Quatre personnes travaillaient dans des entreprises de plus de 500 employés, deux personnes dans des entreprises de 100 à 400 employés, 2 autres dans des moyennes entreprises et une personne dans une petit centre communautaire de moins de 10 travailleurs. Enfin, 6 des participants proviennent du secteur public ou para-public.

Formations personnelles
Les cours ou ateliers suivis en dehors du cadre professionnel par plus de la moitié des participants révèlent les loisirs et les passions qui peuvent animer nos participants : cours de français ou d’espagnol, plongée sous-marine, yoga, tennis, batterie, photo, ski, informatique, droit des affaires, secourisme et mécanique auto.

La formation en résumé
Dans l’ensemble, le groupe est assez scolarisé puisque la majorité a terminé des études post-secondaires et très bien formé par le mouvement syndical. Le Collège devrait donc présenter un défi intéressant et un «moment» de ressourcement puisque qu’il représente pour la majorité une occasion unique d’approfondir leur formation professionnelle ou syndicale. En effet, depuis leur début comme permanents, les occasions de se former se sont révélées plus rares pour la majorité.

Habiletés de communication et technologique

Les langues
La prise de parole en public ne semble pas poser de problème, car la plupart doivent prendre la parole devant des groupes plusieurs fois par semaines (6/10, une seule personne jamais). Quatre personnes se disent très à l’aise pour parler en public, tandis que 6 autres s’estiment plus ou moins à l’aise. L’écriture de textes en français ne semble pas une barrière pour l’ensemble du groupe (3 s’estime à l’aise et 6 plus ou moins à l’aise). Une seule personne, qui est anglophone, apprend actuellement le français et éprouve de la difficulté pour l’écrire. La pratique courante de l’écriture est présente pour 6 des participants (3 écrivent tous les jours et 3 quelques fois par semaine).

L’anglais pose par contre un défi plus grand pour une bonne proportion du groupe. Si trois le parlent couramment, les sept autres se débrouillent. La lecture de textes semble mieux maîtrisée. De son côté, l’écriture en anglais semble sans difficulté pour 3 personnes et assez facile pour 6 autres. Une seule personne s’avoue incapable d’écrire en anglais.

Le groupe ne contient aucune personnes parlant plus de deux langues.

Les ordinateurs
Le présent groupe est assez familier avec les ordinateurs, car 7 participants sur 10 en ont un à la maison et 9 d’entre eux ont un ordinateur personnel au travail. La majorité des personnes utilisent peu l’ordinateur (3 rarement et 3 quelques fois par semaine). Mais trois participants l’utilisent au moins une fois par jours. Ils considèrent majoritairement qu’ils se débrouillent avec ces « machines » et seulement 3 personnes sont angoissées lors de leur utilisation, tandis qu’une dernière se sent nulle. Par contre, la majorité n’aime pas travailler avec les ordinateurs (4 peu et 2 pas du tout). À l’opposé, 2 personnes apprécient ces instruments.

Les logiciels les plus utilisés sont ceux de traitement de texte : Word (6) et Wordperfect (3). Les chiffriers, les bases de données et les logiciels de présentation sont très rarement utilisés.

On utilise l’ordinateur principalement pour l’internet et le courrier électronique (6), pour écrire des textes (5), pour entrer des données (3), comme agenda ou carnet d’adresses (3) et d’autres tâches (comptabilité pour 3 répondants).

Internet
La recherche sur internet n’est une pratique courante que pour 3 personnes, les autres ne l’utilisant que rarement (4) ou jamais (3). Leur capacité est jugée peu efficace pour 5 des participants. Quatre participants et participantes se déclarent incapable d’utiliser internet par manque de connaissance.

Conférences téléphoniques
La majorité des participants (6) déclarent être indifférents aux conférences téléphoniques et les autres aiment peu cet outil. Toutefois cette pratique semble assez courante. En effet, quatre personnes l’utiliseraient de 1 à 4 fois par ans, quatre personnes de 5 à 9 fois et un « habitué » y aurait recours entre 10 et 14 fois par année. Une seule personne n’a jamais utilisé la conférence téléphonique.

Statistiques
Selon nos statistiques, 7 participants sur 10 ont à travailler avec des données statistiques : 3 quelques fois par semaine et 4 quelques fois par année. Leur habilité à manier ces données varie beaucoup, car plus des 2/3 se disent moyennement ou faiblement aptes à bien les comprendre (5 et 3 personnes). Seulement 2 personnes se disent bonnes avec ces chiffres.