Profil du groupe 13

LE COLLÈGE FTQ-FONDS
Synthèse de l’autoportrait
Groupe 13 – Automne 2005

La composition du groupe
Ce treizième groupe du Collège FTQ-FONDS est composé de 16 personnes provenant de douze syndicats différents. Il ne compte qu’une seule femme. Ce groupe compte dix personnes employées à plein temps par un syndicat. Parmi les six autres personnes, cinq sont élues à la présidence de leur section locale et une occupe un poste de délégué syndical; une seule personne élue est libérée à plein temps pour faire son travail syndical; une autre ne l’est jamais; les quatre autres le sont occasionnellement.

La moyenne d’âge de ce groupe s’élève à 43 ans, avec un écart allant de 28 à 57 ans. La moitié du groupe est dans la quarantaine; cinq personnes ont moins de 40 ans et trois ont plus de 50 ans. La majorité des personnes de ce groupe (quatorze) vit en couple. Douze personnes ont des enfants; au total, ils en ont 33 soit 2,75 en moyenne, mais seulement dix personnes vivent avec des enfants. En effet, plusieurs enfants sont devenus adultes et ont quitté la maison familiale. D’ailleurs l’âge moyen des 33 enfants est de 17 ans : on compte trois enfants de 30 ans et plus, 11 entre 20 et 29 ans, 10 entre 11 et 19 ans et 9 de 10 ans et moins.

Près de la moitié du groupe (7) vient de Montréal. Les autres viennent respectivement des Laurentides (3), de Lanaudière (3), de Québec (1), de Gatineau (1) et de Rimouski (1).

Les syndicats et les secteurs représentés
Douze syndicats sont représentés à ce collège. Quelque-uns ont envoyé plus d’une personne comme de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) qui en a envoyé trois, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) qui en ont envoyé deux respectivement. Les neuf autres syndicats ont envoyé chacun une personne : Syndicat des Métallos, Teamsters, section locale 1999, Association internationale des machinistes et travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA), Conseil du Québec UNITE-HERE, Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce, section locale 502, Syndicat des Boulangeries, confiserie, tabac et meuneries, Travailleurs unis des transports, Syndicat des pompiers du Québec, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec.

La majorité des personnes (10) travaille ou a travaillé dans le secteur privé : industries manufacturières (6), transport et communications (3), commerce (1). Les six autres viennent du secteur public, parapublic ou péripublic : gouvernement fédéral et ses agences (3) , municipalités (2), société d’état québécoise (1).

Dans ce groupe, le secteur manufacturier est plus fortement représenté que dans la société en général avec 6 personnes sur 16. À égalité, on retrouve les services gouvernementaux tant au fédéral, au provincial qu’au municipal. Enfin, les services privés sont peu représentés avec 4 personnes sur 16.

L’expérience syndicale des participants et de la participante
Les participants et la participante de ce groupe sont relativement nouveaux à leur poste : ils ont en moyenne cinq ans d’expérience à leur poste actuel et la médiane se situe à trois ans : en effet, dix personnes ont moins de 5 ans d’expérience à leur poste syndical actuel. Trois personnes ont cinq ans d’expérience et trois personnes ont de 12 à 22 ans d’expérience à leur poste. En moyenne, les conseillers ont 7,6 ans d’expérience alors que les personnes élues ont 4,6 ans d’expérience.

Toutefois, l’expérience militante est beaucoup plus importante. Les gens de ce groupe militent pour la plupart depuis longtemps : en moyenne, ces personnes ont 16,8 ans d’expérience syndicale, la médiane se situant à 18,5 ans. Sept personnes déclarent avoir plus de 20 ans d’expérience syndicale alors que six personnes disent avoir moins de 10 ans d’expérience.

La formation

La scolarité
Au niveau de la formation scolaire, la majorité de ce groupe a complété leur cours secondaire (14 sur 16). Certains (4) ont fait un cours professionnel ou de métier en coiffure, dessin industriel, pompier préventionniste. Six personnes ont obtenu un diplôme d’études collégiales dont quatre au secteur général et deux au secteur technique dans les domaines de l’automatisme et de la robotique industrielle et dans le domaine de la gestion financière et de l’informatique. Trois personnes ont obtenu un certificat universitaire dans les domaines suivants : droit du travail, relations publique. Une personne détient un baccalauréat universitaire.

Plusieurs personnes ont commencé des études qu’elles n’ont pas complétées que ce soit au secondaire, à l’école de métiers, au collège ou à l’université dans plusieurs domaines : métiers de l’automobile, informatique, loisirs, administration, gestion, droit.

La formation en emploi
Une bonne partie du groupe (9 sur 16) a suivi de la formation professionnelle en emploi donnée par l’employeur dans les domaines suivants : lois du travail, divers aspects de la santé sécurité au travail et diverses formations techniques liées à leur domaine. Le quart des membres du groupe ont suivi des sessions de formation à leur propre initiative en droit du travail, en anglais, en sécurité.

La formation personnelle
Trois personnes ont suivi des formations en fonction de leurs intérêts personnels en plongée sous-marine, dessin, peinture, informatique, ski.

Les formations suivies dans les syndicats
En plus de leur expérience pratique, tous les participants et la participante ont profité de la formation syndicale pour développer leurs compétences et leurs habiletés. En moyenne, ils et elles ont suivi 8 cours et sept personnes ont fait 10 cours et plus de formation syndicale. Chez les conseillers, la plupart des cours de formation syndicale ont été suivis avant d’obtenir un poste de conseiller.

Tous les participants et la participante ont suivi des cours de base qui préparent aux fonctions principales du travail syndical dans les sections locales pour bien défendre les membres : délégué, grief, négociation. Certains (4) n’ont pas précisé les titres des cours, écrivant simplement qu’ils ont suivi tous les cours de base.

• Mon syndicat (1)
• Délégué (12)
• Grief et arbitrage (11)
• Négociation (6)
• Règles de preuve et procédure (2)
• Procédure d’assemblée (2)

Plusieurs personnes (7) ont aussi suivi des cours pour se former à leur rôle de dirigeant syndical, cours dont les titres varient selon le syndicat : on parle parfois de cours de leadership, de développement syndical, de rôle des officiers, etc.

Les cours de santé et de sécurité du travail sont aussi très populaires :
Santé sécurité, cours de base (8)
Enquête d’accident (1)
Réclamation, plaideur et appel à la CSST (8)
Délégué à action prévention (1)
SIMDUT (1)

Les autres cours suivis touchent les fonctions syndicales « nouvelles » qui se sont ajoutées depuis quelques années :
Évaluation des tâches (2)
Harcèlement psychologique (3)
Responsable local du Fonds (3)
Équité salariale (2)
Équité en emploi (1)
Développement socio-économique (1)
Mondialisation (1)

Enfin, quatre personnes du groupe ont suivi une ou des formations pour devenir formateur ou formatrice syndicale. Deux d’entre elles ont donné quelques sessions de formation au cours de la dernière année.

Les emplois des participants et de la participante
Les métiers et emplois occupés par les participants et la participante actuellement ou avant d’être plongés dans la vie syndicale sont diversifiés.

Actuellement, dix personnes sur seize se consacrent au travail syndical à plein temps comme employés de syndicat. Avant de devenir conseillers syndicaux, ils étaient presque tous cols bleus principalement dans le secteur manufacturier comme opérateur de chariot-élévateur (2), noyauteur, opérateur de moulin à ciment, chauffeur d’autobus et de métro, voiturier. Deux d’entre eux étaient employés dans la vente, conseiller vendeur dans un magasin et représentant du service à la clientèle d’une entreprise de téléphonie.

Parmi les six personnes qui sont élues, trois occupent des emplois manuels ou techniques de cols bleus tels câbleur-assembleur, chef de train, lieutenant pompier; les trois autres occupent des emplois de bureau tels surveillante de gestions des cas dans un pénitencier, spécialiste des programmes et technicien informatique dans la fonction publique.

Six personnes travaillent ou ont travaillé pour une grande entreprise de plus de 500 employés. Sept personnes proviennent d’entreprises de 100 à 499 employés. Les trois autres travaillent respectivement pour des entreprises de 50 à 99 employés (1), de 10 à 49 employés (1) et de moins de 10 employés (1).

Habiletés de communication et technologiques
Parler devant des groupes est une pratique assez fréquente pour la majorité de ce groupe : quatre personnes le font quelques fois par semaine et sept autres parlent en public quelques fois par mois. Les cinq autres personnes ne parlent en public que quelques fois par année (3) ou jamais (2). Le groupe est toutefois divisé en deux sur l’aisance à parler en public : six personnes se sentent très à l’aise et dix plus ou moins à l’aise.

L’écriture de textes est une pratique fréquente pour la moitié du groupe (8) qui dit écrire quelques fois par semaine; l’autre moitié (8) se divise entre ceux qui écrivent quelques fois par mois (6) et quelques fois par an (2). Six personnes se disent très à l’aise pour écrire et les dix autres sont peu (9) ou pas du tout à l’aise (1).

Les langues
La majorité du groupe dit parler anglais avec difficulté (12). Toutefois, quatre personnes parlent cette langue sans problème. La lecture en anglais est maîtrisée par 9 personnes. Les autres lisent dans cette langue avec difficulté (6) ou pas du tout (1). Enfin, la majorité du groupe écrit l’anglais avec difficulté. Toutefois, trois personnes sont à l’aise pour écrire en anglais et trois autres sont incapables de le faire. Enfin une personne du groupe parle le portugais qui est sa langue maternelle.

Les ordinateurs
Toutes les personnes du groupe, à l’exception d’une, possèdent un ordinateur à la maison et onze d’entre elles disposent d’un ordinateur à leur usage exclusif au travail. Treize personnes utilisent l’ordinateur tous les jours, les trois autres l’utilisant quelques fois par semaine (2) ou rarement (1). La majorité du groupe (12) utilise l’ordinateur à la fois pour le travail et pour les loisirs alors que trois personnes l’utilisent seulement pour le travail. La majorité du groupe (12) est très à l’aise avec l’ordinateur alors que trois personnes sont plus ou moins à l’aise. À l’exception d’une personne, ceux et celle qui sont à l’aise avec l’ordinateur aiment beaucoup utiliser l’ordinateur. Les autres apprécient un peu l’ordinateur (2), sont indifférents (1) ou ne l’aiment pas du tout (1).

La majorité des personnes utilise l’ordinateur principalement pour le courrier électronique (15), l’Internet (15) et l’écriture de textes (15). On l’utilise moins souvent pour inscrire ses tâches et ses rendez-vous à l’agenda (9), pour entrer et traiter des données sur un chiffrier (8), pour faire des présentations visuelles (5).

Perceptions et attentes

Les forces
Les participants et la participante savent reconnaître leurs forces et identifient de nombreuses qualités sociales comme le leadership, la capacité de rassembler, de travailler en équipe. On « ne se laisse pas marcher sur les pieds » et on est « capable de défendre des idées ou des convictions ». On se dit aussi capable d’écoute active et à l’aise dans la communication orale ou écrite : on « aime débattre et donner son point de vue ». Certains se disent sociables et « aiment rencontrer les gens ». Une personne mentionne avoir le sens de l’humour.

Plusieurs personnes ont mentionné des qualités personnelles comme l’honnêteté et la loyauté. D’autres estiment avoir un bon jugement, faire preuve de calme, de discernement, de persévérance et ont le sens des valeurs.

Quelques personnes ont mentionné qu’elles avaient des forces dans l’accomplissement de leur travail syndical : bonne connaissance des lois du travail, bonne capacité de négociation et de formation.

Enfin, quelques personnes ont mis de l’avant leurs qualités intellectuelles : curiosité, envie de prendre « tout ce qu’on peut me donner comme conseils ». On est aussi structuré, organisé, logique.

Ce qu’on veut améliorer au Collège
Pour mieux faire leur travail syndical et « afin d’en faire profiter ceux qu’on représente », les participants et la participante veulent principalement améliorer leurs connaissances. Les connaissances générales d’abord puis, plus précisément, la connaissance sur le mouvement syndical et son histoire, sur les lois, sur les régimes de retraite, sur les grands enjeux.

Quelques personnes mentionnent qu’elles veulent améliorer leurs méthodes de travail, apprendre à mieux gérer, développer une « nouvelle façon de faire comme conseiller syndical ». On veut apprendre à mieux planifier et à s’organiser dans le travail.

On veut aussi améliorer nos habiletés pratiques que ce soit en relations du travail comme « sortir des impasses dans les négociations et mieux étaler ses plaidoiries » ou dans l’écriture des communiqués de presse, la maîtrise du français écrit, la façon de faire des présentations.

Enfin, on mentionne vouloir améliorer son leadership personnel en développant plus de confiance et d’assurance, de motivation. On veut mieux gérer ses émotions et être davantage à l’écoute des autres.

Les attentes face au Collège

Au plan des connaissances théoriques
Plusieurs personnes veulent mieux connaître le syndicalisme dans le cadre d’une « meilleure compréhension du système » et des « enjeux présents et futurs de notre société et du mouvement syndical ». On veut savoir où va notre mouvement, ses perspectives et ce qu’en pensent les autres.

Plusieurs sont aussi intéressés à avoir plus de connaissances pour mieux faire leur travail syndical quotidien, « pour améliorer le service aux membres ». On veut connaître les lois du travail, la jurisprudence, la plaidoirie que ce soit en droit du travail ou à la CSST, la résolution avancée de griefs, les régimes de retraite.

Quelques personnes ont aussi mentionné qu’elles souhaitaient mieux comprendre la mondialisation.

Au plan des habiletés pratiques
Le tiers des personnes souhaitent développer leur compétence en informatique pour les besoins de leur travail.

C’est dans la même proportion que l’on veut développer ses capacités de communication. Quelques personnes mentionnent vouloir apprendre à « parler devant une foule » et à « communiquer plus précisément sa pensée ». On veut aussi être plus à l’aise en rédaction de textes en particulier de communiqués de presse, et dans l’usage du français écrit. On veut aussi apprendre à faire des présentations visuelles.

Quelques personnes mentionnent qu’elles désirent améliorer leurs méthodes tant au niveau du travail (devenir plus ordonné) que de la recherche. On veut aussi être mieux en mesure d’analyser des situations et de faire des synthèses. Enfin, on veut être capable d’établir des plans stratégiques.

Au plan des habiletés personnelles
Un participant exprime bien les attentes du groupe : « être mieux formé pour répondre de mon mieux aux attentes des membres ». Pour cela, on veut devenir plus performant, plus efficace par de meilleures connaissances des lois et des procédures, par de meilleures capacités d’argumentation, d’analyse et de synthèse, et aussi par l’organisation plus efficace de son temps pour concilier famille et travail.

On veut aussi développer son leadership, de la confiance en soi, de l’assurance. On mentionne aussi l’importance d’écouter pour avoir de meilleures relations humaines.

Les appréhensions
La moitié des personnes (8) ont exprimé quelques appréhensions face au Collège. Parmi ces personnes, la moitié craint « la lourdeur de la tâche », « le retour aux études ». On craint en particulier les travaux de lecture et d’écriture, l’informatique. Une personne mentionne qu’elle craint de ne pouvoir réaliser le projet qui l’intéresse. Trois personnes soulignent aussi une inquiétude à propos de la conciliation travail-famille : on laisse des enfants, parfois jeunes, à la seule charge de l’autre parent. Par contre deux personnes n’ont aucune appréhension et voient le collège comme « un nouveau défi à relever et une occasion d’approfondir mes connaissances syndicales ».

Conclusion
Ce groupe presque exclusivement masculin ne compte qu’une seule femme. La moyenne d’âge est de 43 ans et la moitié du groupe est dans la quarantaine. La majorité du groupe vit en couple et a des enfants. Près de la moitié du groupe vient de Montréal et l’autre moitié vient de diverses régions du Québec.

La majorité des personnes occupent des postes de conseiller syndical. L’expérience au poste syndical actuel est assez récente : en moyenne les conseillers ont 7,6 ans et les élus 4,6 ans d’expérience. L’expérience militante moyenne de 17 ans est beaucoup plus longue.

Ce groupe se caractérise par une grande diversité de syndicats représentés : seuls trois syndicats ont envoyé 2 ou 3 personnes, les neuf autres syndicats n’ayant envoyé qu’une personne. La majorité du groupe travaille dans le secteur privé et plusieurs sont du secteur manufacturier. Les autres viennent du secteur public (parapublic ou péripublic).

Ce groupe est relativement scolarisé : près de la moitié a obtenu un diplôme collégial et trois personnes ont obtenu un certificat universitaire. Plusieurs ont également suivi des cours de formation professionnelle en emploi. En moyenne, le groupe a suivi 8 cours de formation syndicale et sept personnes en ont fait 10 et plus.

Au niveau de la communication orale et écrite, la moitié du groupe est très à l’aise et l’autre moitié veut s’améliorer. Au plan des capacités en informatique, l’ensemble du groupe (sauf deux personnes) se dit très à l’aise avec l’informatique.

Les membres de ce groupe se reconnaissent aussi des forces personnelles de leadership, la capacité de rassembler et de travailler en équipe. Pour mieux faire leur travail syndical, ils et elle souhaitent améliorer leurs connaissances, leurs méthodes de travail, leurs habiletés pratiques dans les relations du travail et dans la rédaction et leurs compétences personnelles de leadership.

Au plan des connaissances, on veut en savoir plus sur le syndicalisme, sur les lois du travail et sur la mondialisation. Au plan des habiletés pratiques, on veut développer ses compétences en informatique, en communication et dans les méthodes de travail. Au plan des habiletés personnelles, on veut devenir plus performant et efficace pour mieux servir les membres et développer sa confiance en soi.

La moitié du groupe a exprimé des appréhensions à propos de la lourdeur de la tâche, du « retour aux études » et de la conciliation famille-travail.