Le coin des diplômés

Le Collège a été une expérience marquante pour les personnes qui y ont participé.

Entre 2000 et 2011, 22 groupes totalisant 312 personnes ont participé aux sessions intensives allant de 8 à 10 semaines de formation.

Entre 2012-2013, une évaluation externe a été réalisée par Alain Dunberry qui était alors professeur à l’UQAM. L’évaluation a conduit à une révision et un élargissement de l’offre de formation. Le Collège offre désormais des séminaires d’analyse de pratique d’une journée à l’intention des conseillers et conseillères et des modules de formation ouverts également aux dirigeants et dirigeantes d’unités ou de sections locales. De plus, une session intensive se tien au printemps de chaque année depuis 2014.

Cette section du site Internet du Collège a pour but de garder vivant le souvenir de cette expérience humaine et syndicale. On y présente d’abord des témoignages de quelques personnes diplômées, un portrait statistique des participants et des participantes des 22 premiers groupes qui ont vécu l’expérience entre 2000 et 2011 et une brève analyse des thèmes qui ont alimenté leurs projets personnels. Enfin, on retrouve la liste de l’ensemble des groupes qui ont suivi la session intensive.

Témoignages

Participer au Collège FTQ-Fonds est une expérience marquante. C’est ce dont témoignent plusieurs personnes qui ont suivi la formation.


Manon Lupien« Si un jour il y a un Collège 2, je suis partante! Le Collège m’a permis de m’ouvrir sur une foule de sujets sur lesquels je n’avais pas le temps de m’arrêter pour m’informer davantage. Les militants, nous sommes des gens passionnés, souvent un peu excessifs. Étant de cette nature, j’ai vraiment profité de tous les aspects du Collège. Les conférenciers, les ateliers, les sujets apportés, c’est tellement riche comme apprentissage. Allez-y, il ne faut pas passer à côté de ça! » Manon Lupien, présidente de la section locale 5436 du SCFP (2002).


Laurent Lévesque« On y apprend sur une foule de sujets : politique, environnement, société, droit, histoire et surtout on y abat les idées reçues. Mais au-delà des apprentissages, le Collège est une occasion pour marquer une pause et se questionner sur nos approches syndicales, nos motivations et nos objectifs. Le Collège aura changé ma vie en me permettant de réaffirmer mon attachement à la cause syndicale, de développer des compétences et surtout en m’ouvrant davantage sur le monde. » Laurent Lévesque, conseiller syndical à UNIFOR (2006).


Camilien« En plus de m’apporter beaucoup de connaissances générales et d’aisance devant le public, le Collège m’a permis de me créer un réseau. J’ai rencontré des collègues syndicalistes de la grande famille FTQ. Aujourd’hui, je cherche de l’information sur un sujet donné, j’ai besoin d’aide dans un dossier précis, je sais qui appeler. J’ai créé des contacts dans les différents syndicats. » Camilien Bouchard, président de la Fraternité nationale des charpentiers-menuisiers (2006).


Pierre Gérin-Roze« Le Collège a été une occasion exceptionnelle d’aller chercher de la formation, une possibilité formidable de rencontrer des gens de haut niveau dans leur domaine qui nous offrent la possibilité de nous développer, d’acquérir de nouvelles connaissances et de découvrir. Le Collège c’est aussi un temps d’arrêt ressourçant. Quand on est militant, on peut difficilement s’offrir une pause pour prendre le temps de s’asseoir, d’écouter, d’apprendre… C’est très rafraîchissant! » Pierre Gérin-Roze, conseiller syndical du SEPB (2008).


bernadette« J’étais conductrice pour le transport adapté et membre de l’exécutif de mon syndicat. Ce que j’ai appris au Collège m’a permis par la suite d’occuper un poste de conseillère syndicale. Cela m’a apporté de nouvelles connaissances, un réel plus à mon bagage de militante. Allez-y sans hésiter! Des semaines de formation comme celles-là, ça nous apprend à vivre avec les différences de chacun et à apprendre de ces différences. » Bernadette Rios, conseillère syndicale à la section locale 298 du SQEES (2003).


Alain Lacroix_0827 « Pour moi, le Collège a été une expérience unique qui m’a apporté une ouverture sur le monde et qui m’a permis d’en apprendre sur les différentes stratégies syndicales de négociation. C’est une occasion incroyable pour apprendre à se connaître davantage et à connaître les autres. Je recommande à tout le monde d’y aller! » Alain Lacroix, conseiller syndical à la section locale 1999 du Syndicat des Teamsters (2005).


 

Bref portrait statistique

Entre 2000 et 2011, le Collège FTQ-Fonds a formé 312 personnes dans 22 sessions d’une durée de 8 à 10 semaines. Qui sont ces personnes et que sont-elles devenues?

La moitié des personnes qui ont reçu un diplôme du Collège étaient des conseillers ou des conseillères et l’autre moitié étaient des dirigeantes et dirigeants élus des sections locales.

Les femmes ont représenté 28 % de l’ensemble des personnes diplômées du Collège alors qu’elles représentaient 30 % de l’effectif de la FTQ en 1989 et 35 % en 2010 . Il y a donc sous représentation des femmes au Collège. La présence des femmes au Collège est principalement attribuable à l’ouverture aux dirigeants et dirigeantes des sections locales. En effet, 63 % des femmes sont des personnes élues contre 43 % des hommes.

La présence des jeunes au Collège a augmenté au cours des années : de 8 % en 2000-2001 à 13 % en 2002-2004, leur présence est passée à 25 % entre 2005 et 2011, une augmentation significative. Pour autant, la moyenne d’âge est toujours demeurée à 43 ans.

Les participants et participantes venaient de 25 syndicats de la FTQ et du Fonds de solidarité. Le SCFP, les syndicats de la construction, l’AFPC et le SCEP ont envoyé 55 % des participants et des participantes. Les autres syndicats identifiés dans le graphique ont envoyé 8 personnes et plus et représentent 38 % de l’ensemble. Les syndicats qui ne sont pas dans le graphique ont envoyé chacun 4 personnes ou moins pour 7 % de l’ensemble.

Graphique 1 – Répartition des participants et participantes par syndicat

Les participants et participantes au Collège viennent de secteurs très diversifiés comme le montre le graphique suivant. Pour les conseillers et conseillères, nous avons indiqué le secteur d’origine, celui où ils travaillaient avant de devenir employés à plein temps dans un syndicat.

Le secteur manufacturier est le plus représenté au Collège avec près du quart des personnes participantes, suivi du secteur transport, communications et services publics avec un cinquième. L’administration publique et le secteur de la construction sont presque ex aequo à 16 % et 15 %. Les participants et participantes du Collège viennent à 62,7 % du secteur privé et à 34,9 % des secteurs public, parapublic et péripublic.

Graphique 2 – Répartition en % des participants et participantes par secteur d’activité

Participants et participantes par groupe

Le Collège est une expérience de groupe. Chacun des 22 groupes a formé une communauté. Certains groupes ont réussi à garder le contact et les liens sont demeurés vivants.Cette section présente la liste des participantes et des participantes par syndicat, selon les dénominations syndicales du moment de leur présence au Collège. Rappelons que depuis, certains syndicats ont fusionné :

  • TUT => Teamsters
  • UNITE-HERE => UES-800
  • TCA + SCEP => UNIFOR

Voici également la liste des 25 groupes qui ont vécu l’expérience de la session intensive du Collège de 2000. On y trouve la liste des participants et des participantes, les titres des projets qu’ils ont réalisés, un profil du groupe et, dans certains cas, un chanson ou un poème inspiré de leur expérience de formation.

Vous pouvez également consulter la liste des participantes et des participants (photo de groupe) par promotion.

Collège 1: du 18 janvier au 20 juin 2000
Collège 2: du 20 septembre au 13 décembre 2000
Collège 3: du 28 février au 14 juin 2001
Collège 4: du 4 février au 5 avril 2002
Collège 5: du 22 avril au 21 juin 2002
Collège 6: du 23 septembre au 29 novembre 2002
Collège 7: du 22 janvier au 28 mars 2003
Collège 8: du 23 avril au 20 juin 2003
Collège 9: du 22 septembre au 28 novembre 2003
Collège 10: du 26 janvier au 2 avril 2004
Collège 11: du 19 avril au 18 juin 2004
Collège 12: du 25 avril au 18 juin 2005
Collège 13: du 17 octobre au 10 décembre 2005
Collège 14: du 24 avril au 17 juin 2006
Collège 15: du 25 septembre au 17 novembre 2006
Collège 16: du 25 mars au 18 mai 2007
Collège 17 : du 20 avril au 14 juin 2008
Collège 18 : du 14 septembre 2008 au 23 janvier 2009
Collège 19 : du 8 février au 2 avril 2009
Collège 20 : du 20 septembre au 18 février 2010
Collège 21 : du 18 avril au 11 juin 2010
Collège 22 : du 10 avril au 3 juin 2011
Collège 23 : du 4 mai au 6 juin 2014
Collège 24 : du 3 mai au 5 juin 2015
Collège 25 : du 24 avril au 27 mai 2016

Projets réalisés

Chaque participant et participante au Collège a préparé un projet personnel. Source de fierté pour la plupart, le projet avait pour but de mener à un plan d’action faisable pour améliorer une situation concrète dans le milieu de travail ou dans le syndicat.

Les projets ont été regroupés sous quatre grands thèmes. On constate que près de 8 projets sur 10 portent sur le renforcement du syndicat et le respect des droits des travailleurs et travailleuses.

Renforcer le syndicat – 55 % des projets
Par l’accueil des membres, les stratégies de mobilisation et d’implication, la formation syndicale, les changements dans le fonctionnement de la structure syndicale, l’inclusion des femmes, des jeunes et des communautés culturelles, etc.

Faire respecter les droits des travailleurs et travailleuses – 23 % des projets
Par l’amélioration de la défense, par l’amélioration des avantages sociaux et des régimes de retraite, par la prévention en santé et sécurité du travail, par la valorisation du métier et le développement de la formation professionnelle, par la préservation d’emplois de qualité, etc.

Enjeux sectoriels et régionaux – 13 % des projets
Par l’analyse d’une industrie, d’un secteur économique ou d’une région.

Le contexte de l’action syndicale : enjeux globaux de société – 9 % des projets
Par l’analyse des impacts de la mondialisation, du libre-échange, de la crise financière, de la privatisation et de la sous-traitance, des fermetures et des délocalisations d’entreprises et par la réflexion sur les moyens d’humaniser la mondialisation comme la consommation responsable.

Vous y trouverez également la liste des projets réalisés.